Portugal - Eté 2019

Comme dans un rêve

De Setúbal à Melides – 57km – et si on parlait de chaleur plutôt que de dénivelé- entre 31 et 35°

Après un petit-déjeuner avec une vue imprenable sur la baie, nous nous dirigeons vers Setúbal pour embarquer sur le ferry afin de traverser l’estuaire du Sado et rejoindre Troia.
Un sourire des 3 ti-gars et hop on embarque en évitant la longue file de voitures!

De Troia à Comporta, sur la route au milieu des dunes nous pédalons sous les yeux ébahis des conducteurs de Teslas, Porsche et Méharis aux plaques françaises, suisses et allemandes. On nous avait prévenus: Comporta est devenu le nouveau lieu de villégiature à la mode. Nous pique-niquerons alors sous les yeux ébahis de parisiens en goguette.

Nous quittons ce beau monde pour filer au milieu des rizières. Les kilomètres passent comme dans un rêve. Aigrettes blanches, hérons majestueux, ibis noirs et élégantes cigognes nous font une haie d’honneur, s’envolent à notre passage pour se poser quelques mètres plus loin et recommencer.

Nous pédalons accompagnés par des libellules de toutes les couleurs.

Et notre dernier regard sera pour un petit passereau jaune tout droit sorti d’un livre de d’images.

Le reste du parcours nous paraît quelque peu monotone en comparaison de cette parenthèse enchantée. Pour passer le temps, nous pourrions jouer au jeu de la couleur des voitures ou des plaques d’immatriculation, mais la circulation n’est pas en notre faveur. Alors nous jouerons à celui qui trouve la prochaine borne kilométrique! Certaines se cachent dans le sable qui déborde sur la route et nous vaut un beau dérapage du tandem. Plus de peur que de mal!

Nous comptons et décomptons les kilomètres qui nous séparent du prochain village, du camping, de la plage…

8+5?
11!!

Je vous laisse le loisir de trouver l’heureux élu qui par cette réponse a gagné le droit de faire la vaisselle!
Pendant ce temps les maisons blanches se parent d’un joli liseré bleu nous laissant entendre que nous entrons bien dans l’Alentejo.

Le camping de Melides est d’un tout autre style et nous y ferons  l’attraction du jour. Seule tente parmi les caravanes du Clube de campismo de Lisboa, nous ne comptons plus les propositions à venir « au cas où nous aurions besoin de quelque chose ».

Mon plus grand regret est de ne pas pouvoir engager de véritable conversation. Certes beaucoup de choses passe par les gestes, les sourires mais c’est trop peu.
De l’admiration mêlée à de l’incompréhension sur notre curieux équipage, nous ne le saurons jamais vraiment.
Ce qui est certain, c’est qu’ici nous dormirons bien entourés.

4 réflexions au sujet de « Comme dans un rêve »

    1. Réchauffement climatique ma brave dame! Les cigognes ne migrent plus jusqu’en Afrique et s’arrêtent dans le sud de l’Europe. Et certaines s’y trouvent tellement bien (décharges!) qu’elles ne migrent plus du tout 😔

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